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Spectromètre MALDI

par Claire PIRIM, Michael ZISKIND - publié le , mis à jour le

Principe

Depuis son introduction à la fin des années 80 suite aux travaux de M.Karas,
F.Hillenkamp et K.Tanaka, la MALDI (Matrix-Assisted Laser Desorption/Ionization) est devenue l’une des principales sources de production d’ions pour l’analyse de composés de haut poids moléculaire et très polaires, ce qui en fait un outil très répandu en biologie. Son principe améliore la désorption/ionisation laser (LDI), technique qui consiste à provoquer le passage à la phase gaz d’un échantillon solide irradié par des impulsions laser. La plume de désorption ainsi formée est constituée de composés neutres et chargés, ces derniers étant séparés puis détectés dans un spectromètre de masse. La désorption s’accompagne généralement d’une importante fragmentation des espèces irradiées, ce qui limite cette technique à l’analyse de petits composés. La MALDI repose sur l’intégration à l’échantillon d’un composé organique particulier, la matrice, caractérisée notamment par la présence d’une bande d’absorption à la longueur d’onde du laser employé. La matrice absorbe alors l’essentiel du rayonnement et protège les composés à analyser d’une irradiation directe. Elle facilite aussi l’évaporation et l’ionisation des espèces les plus lourdes grâce à des processus physico-chimiques complexes. L’addition de cette matrice à l’échantillon a donc permis de faire évoluer la LDI vers l’analyse de composés de très hautes masses et très polaires, comme les composés biologiques.
Le groupe possède un spectromètre de masse MALDI-TOF Voyager DE-STR Elite (PerSeptive Biosystems).