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Accueil > FR > Recherche > Physico-Chimie Moléculaire Théorique > Modélisation Quantique des Systèmes (Structure Electronique et Dynamique Interne) > Calculs de structure électronique

Chimie de l’astate en solution

par André GOMES - publié le

Florent Réal fait partie du projet ANR Excat3 avec Dr. N. Galland (Université de Nantes), projet qui vise à comprendre la chimie de l’astate(III) dans le cadre de son potentiel d’utilisation dans la médecine nucléaire. L’astate est un élément « rare » qui ne présente que des isotopes radioactifs de courte durée de vie qui doivent être produits par réaction nucléaire dans des gros équipements, comme les cyclotrons pour At-211.

Il est également « invisible » car aucune technique spectroscopique n’est applicable pour caractériser les espèces formées du fait des faibles quantités manipulées (10-12 à 10-15 mol/L). Pour ces deux raisons, l’astate est un élément dont le comportement en solution est peu connu. Par analogie avec ce qui est fait avec les autres halogènes (I, F), la voie la plus couramment utilisée est celle qui conduit à la formation d’une liaison covalente C-At avec le vecteur. Son utilisation reste limitée lorsque le médicament est injecté par voie systémique du fait de la faible stabilité in vivo de la liaison C-At. D’autres voies de marquage doivent être développées, notamment en essayant d’exploiter la capacité de l’astate à former des liaisons covalentes avec les biomolécules, appelant des études fondamentales pour mieux connaître les propriétés des deux espèces stables de l’astate en solution aqueuse, AtO+ et At+ (avec quels atomes interagit l’astate ? Quel type de liaison est alors formé). L’idée est de s’intéresser à la dynamique de ces ions par le biais de la mécanique moléculaire et d’apporter des informations sur la structuration de ces ions utiles à la synthèse de molécules vecteurs les plus appropriées pour garantir la stabilité du radioélément in vivo.