Nos tutelles

CNRS

Nos partenaires

Rechercher




Accueil > FR > Actualités

Séminaire de Stéphane Guyot

par Webmestre - publié le

« Effets de la cinétique d’un stress thermique sur la physiologie cellulaire »

Jeudi 17 juillet — 11h — P5 salle 252

Stéphane Guyot, de l’UMR A 02.102 Procédés Alimentaires et Biotechnologiques, équipe Procédés Microbiologiques et Biotechnologiques (AgroSup Dijon / Université de Bourgogne) fera un séminaire avec présentation générale de l’UMR PAM (structure, axes de recherche et principaux résultats) puis autour de ses travaux de recherche et plus particulièrement ceux qui sont menés dans le but de mieux comprendre les effets de la cinétique d’un stress thermique sur la physiologie cellulaire.

Résumé

De nos jours, la chaleur est un des agents physiques les plus utilisés pour détruire des micro-organismes. Ainsi, l’industrie alimentaire utilise différents procédés thermiques permettant de réduire ou de détruire complètement une population microbienne. Afin d’optimiser ces traitements thermiques, il est indispensable de mieux comprendre les mécanismes impliqués dans la survie et la mort des microorganismes soumis à un stress thermique. Par ailleurs, il est également nécessaire de préserver des microorganismes d’intérêts alimentaires (probiotique par exemple) soumis à un traitement thermique technologique (séchage, pasteurisation, …).

Depuis quelques années, des études menées sein de l’équipe PMB montrent que la cinétique d’application d’un traitement thermique joue un rôle très important dans ce type de survie et de mortalité. En effet, de ces études il ressort que la survie cellulaire (thermorésistance) est très importante lorsque le stress thermique est appliqué lentement (rampe thermique, environ 0,5 °C.min-1) alors qu’elle est très faible lorsque le stress est appliqué rapidement (choc thermique, environ 150 °C.min-1).

Un des principaux objectifs de ce laboratoire est de mieux comprendre les mécanismes cellulaires impliqués dans l’acquisition de ce type de thermorésistance et de mortalité. Les travaux menés jusqu’à présents ont permis de montrer que ce type de thermorésistance met principalement en jeu des mécanismes passifs (évolution des propriétés physico-chimiques des constituants cellulaires) et dans une moindre mesure des mécanismes actifs (synthèse de protéines par exemple). De façon surprenante les Hsps ne semblent pas être impliquées chez la levure Saccharomyces cerevisiae (Hsp 104) et la bactérie Escherichia coli (DnaK, GroEL). Le rôle de la membrane plasmique dans ces mécanismes est fortement suggéré puisqu’un choc appliqué immédiatement après la rampe annule la thermorésistance. Au cours de cet exposé seront également abordés les effets d’une rampe thermique appliquée sur plusieurs générations microbiennes (acclimatation vs adaptation) ainsi que les effets d’une rampe/choc sur des cellules cancéreuses (travaux non publiés à ce jour, collaboration nécessaire). Les travaux en cours (non publiés) sont réalisés en collaboration avec Hazel Davey (IBERS, Wales) afin de préciser certains aspects physiologiques de la mort et de la thermorésistance, le comportement de la membrane plasmique ...